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Cicatrices, en réduire l’apparence avec la médecine esthétique

Les cicatrices peuvent être source de gêne. Le Dr Perrenoud explique les méthodes utilisées et les résultats que l'ont peut attendre.

Amavita magazine, aout 2010
Par le docteur Daniel Perrenoud, spécialiste FMH en dermatologie et vénérologie (Lausanne)

Une cicatrice évoque le plus souvent, non seulement un mauvais souvenir, mais également une source de mal-être. Pour celui ou celle qui la porte, elle peut être douloureuse, socialement invalidante ou vecteur de gêne face au regard des autres… Heureusement, la médecine esthétique dispose aujourd’hui de méthodes efficaces pour réduire l’apparence des marques récentes ou anciennes. Mais quelles sont ces méthodes et quels résultats peut-on en attendre?

La cicatrisation est un processus de réparation naturel qui vise à restaurer dans son intégralité un tissu endommagé. Lorsque tout se déroule bien, à la fin du processus, la marque de l’accident initial est pratiquement invisible et l’organe réparé retrouve toute sa fonctionnalité. Il n’en va cependant pas toujours ainsi. La peau conserve parfois les marques des incidents, mineurs ou majeurs, qui ponctuent son existence. Mais, heureusement, la médecine et la chirurgie esthétiques peuvent réduire les cicatrices disgracieuses par de nombreuses techniques. Il faut souvent en combiner pour obtenir les meilleurs résultats.

Ce qui rend la cicatrice inesthétique…

Les causes et les caractéristiques des cicatrices sont nombreuses et variées. En règle générale, les cicatrices sont considérées comme inesthétiques quand elles présentent un relief qui accroche la lumière et produit une ombre qui attire le regard. C’est le cas le plus bénin, car elles peuvent également être enflammées, rouges, douloureuses ou encore démanger… Les acnés sévères peuvent produire des cicatrices profondes, mutilantes et socialement invalidantes; les peaux mates, des cicatrices hyperpigmentées très foncées ou, au contraire, dépigmentées et très claires; les brûlures peuvent induire une induration (ndlr: durcissement de la peau) avec un relief d’apparence cartonné, une perte de la sensibilité et des brides (ndlr: épaississement et rétraction de la peau) qui limitent les mouvements… En fonction de leur nature, âge et localisation, le médecin choisira les techniques adaptées:

Les lasers

Différents lasers permettent d’atténuer les modifications de couleur. On peut ainsi utiliser cette propriété pour faire pâlir une cicatrice rouge vif, blanchir une cicatrice foncée (par exemple après brûlure), voire stimuler la repigmentation d’une cicatrice hypochrome (ndlr: trop pâle). Diverses techniques non invasives permettent d’obtenir un remodelage de la surface de la peau et d’atténuer des cicatrices superficielles et multiples, comme c’est souvent le cas après des acnés sévères: microdermabrasions répétées, peelings chimiques, «microneedling» (ndlr: rouleau avec microaiguilles), photoréjuvénation avec des lumières intenses pulsées ou des lasers non ablatifs. De nombreuses séances sont en général nécessaires. Plus spectaculaires dans leurs résultats, les lasers fractionnés ablatifs permettent d’obtenir des améliorations en une ou deux séances seulement. Les injections de produits de comblement utilisés dans la correction des rides, comme l’acide hyaluronique, peuvent également produire un effet immédiat. Ils sont esthétiquement très favorable sur des cicatrices d’acné profondes ou des dépressions cutanées dues à des traumatismes anciens.

La reprise chirurgicale

Lorsque la cicatrice résulte d’un excès de tension, la reprise chirurgicale peut être une solution. Il faut alors recourir à des techniques de répartition harmonieuse des tensions cutanées. En effet, lorsqu’une plaie est soumise à de fortes tensions, elle a tendance à mal se réparer. Elle peut produire un bourrelet disgracieux ou au contraire s’écarter, laissant place à une peau fripée et très fine en son centre.

Afin de prévenir ou réparer ces cicatrices, on utilise des fils de suture à résorption lente. On les place dans les couches profondes de la peau et les combine à des adhésifs de soutien en surface. Le patient doit porter ces derniers pendant plusieurs semaines après l’intervention afin d’éviter l’écartement des berges de la plaie ou une inflammation par tension excessive. En effet, au moment de l’ablation des fils de surface, la résistance de la cicatrice n’est en général que de 5 à 10% de celle de la peau intacte.

Compression, compresses siliconées et autres méthodes

Les cicatrices excessives, hypertrophiques ou chéloïdes (ndlr: cicatrices très en relief) bénéficient de la compression mécanique par bandages élastiques sur mesure. Pour porter ses fruits, la compression doit être quotidienne, continue (24 heures sur 24) et prolongée (plusieurs mois), ce qui n’est pas forcément facile à tolérer et n’est pas applicable à tous les cas. Le recours à des compresses siliconées souples ou à des gels de silicone peut être une alternative intéressante. Ces derniers, à l’efficacité démontrée, s’appliquent sur des cicatrices de moindre importance comme des crèmes.

Lorsque les cicatrices sont épaisses, de grande taille et évolutives, les injections de cortisone à action prolongée dans les lésions elles-mêmes sont nécessaires. Ces injections peuvent être douloureuses et justifier une anesthésie locale préalable. Les injections doivent en général être répétées à intervalles de quelques semaines, parfois pendant plusieurs mois. On peut y associer l’application de froid intense sous la forme d’un spray d’azote liquide. Cela aura pour effet d’assouplir la cicatrice.

Dans les cas sévères, on associe la radiothérapie précoce à la chirurgie correctrice. La radiothérapie, dont les effets ne sont que très locaux se fait par implantation d’un fil radioactif. Il produit un effet antiprolifératif puissant et évite que la chirurgie n’induise à nouveau le problème qu’elle est censée corriger. Depuis peu, un laser miniaturisé, qui peut être stérilisé et utilisé en salle d’opération à la fin de l’intervention déjà, permet de débuter un traitement préventif immédiat dans les situations à risque de cicatrisation anormale.

Sans oublier, en attendant le résultat définitif de ces soins ; la possibilité de masquer ces cicatrices gênantes par un maquillage adapté. Par ailleurs, les spécialistes Amavita seront ravies de vous conseiller, en toute confidentialité !

Source: Amavita magazine

 

 

Merci de votre lecture et à bientôt.

 

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